Trois jours sur les routes de Sardaigne

Ce qui ne devait être au départ qu’une semaine de vacances d’été pour profiter du soleil et de la mer est finalement devenu le voyage qui m’a le plus marquée à ce jour, une révélation, un coup de cœur, un coup de foudre (« un coup d’amour, un coup d’je t’aime »  … bref, vous avez compris !) … Une destination choisie au hasard qui est devenue une référence, un point de repère, un lieu que je conseille à mes connaissances sans parvenir à expliquer le quart des raisons de pourquoi je l’aime tant (et je l’aime tellement que j’en parle même sur les blogs des autres !).

Cagliari était notre point de chute pour ce voyage où nous avions prévu de faire nos déplacements grâce au réseau de bus et en voiture de location sur deux journées. Le programme n’était pas réellement défini à l’avance et s’est construit au fil des recommandations de notre hôte Homelidays (je vous aurais bien recommandé son logement qui était top mais il a malheureusement disparu du site) et de la lecture du Routard.

Etant donné que Cagliari est l’endroit où nous avons passé le plus de temps et qu’il y a beaucoup de choses à en dire, je vous parlerai de cette jolie ville et de ses alentours dans un autre article. Je vais me contenter ici de vous raconter les trois jours passés sur les routes de cette belle île car il y a déjà beaucoup à dire (et à voir !).

En bus jusqu’à Villasimius

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que la route jusqu’à Villasimius est sinueuse … Nous l’avons faite en car (comptez 1h30 de trajet) et, heureusement pour nous, la beauté des paysages alentours permet de ne pas prêter trop attention au nombre de virages et à la proximité du vide.

Arrivés à Villasimius, une petite marche d’une demi-heure nous sépare de la Spiaggia di Simius, la plage principale de la ville. Cette petite balade le long de la Via Roma, la Via Umberto 1 et de la Viale Matteotti permet de découvrir cette ville colorée et paisible.

Comme beaucoup de plages en Sardaigne, elle offre un cadre magnifique, sauvegardé, loin des plages bétonnées et hérissées d’immeubles que nous voyons parfois dans le sud de la France. La nature est bien présente et préservée, de grands arbres peuplent la côte et cachent quelques maisons disséminées ça et là, de beaux rochers baignent dans la mer cristalline … Un décor de carte postale en taille réelle, un paysage qui invite à la détente et à la délectation.

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C’est au petit bar de cette plage que j’ai découvert le jus de pomme verte (pas la manzana verde hein, le succo di mela verde), en bouteille. Acidulé mais pas trop, comme un mentos à la pomme, vous voyez ? Un truc irrésistible qui donne envie de boire une autre gorgée dès la précédente est terminée. J’ai cherché pendant quelques temps si j’en trouvais en France, mais non, il me faudra attendre mon prochain voyage en Sardaigne pour en boire à nouveau !

La ruée vers l’ouest (en Smart !) de la Sardaigne …

Tharros

Pour notre premier jour en voiture, nous décidons de traverser la Sardaigne d’est en ouest pour aller visiter un lieu dont notre hôte nous a parlé : Tharros. Pour relier Cagliari à notre point d’arrivée, San Giovanni di Sinis, nous roulons environ une heure et demie, sur une route parfois un peu cahoteuse au milieu de paysages arides et de petits villages colorés.

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Situé à proximité de la ville d’Oristano, Tharros était l’un des principaux ports de la Sardaigne et l’une des villes les plus importantes de la Méditerranée. Aujourd’hui, il n’en reste que des vestiges mais ce site majestueux révèle bien la grandeur et l’importance qu’a pu avoir Tharros dans l’antiquité. Situé au bord de la mer (normal pour un port), ce site archéologique offre une belle promenade, dans un cadre agréable et reposant.

Entre histoire (un dépliant présentant le site est disponible à l’accueil) et contemplation, j’erre dans le dédale de rues pavées encore présentes avec un sourire béat. On est bien au milieu des pierres, celles qui chuchotent une histoire, témoignent du passé et embellissent les paysages d’aujourd’hui. Je ne vais pas vous décrire le site dans le détail, les guides touristiques et autres livres d’histoire le feront bien mieux que moi … et puis quand c’est beau, ça se passe de mots …

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Surplombant les vestiges, la Torre spagnola di San Giovanni di Sinis a été construite avec des pierres de la ville abandonnée. A ses pieds, la vue sur la baie, le Capo San Marco et sur le site archéologique est juste époustouflante. Et je crois bien que c’est au pied de cette tour, face à la mer d’un bleu magnifique et profond, fascinée par la beauté et par la sérénité qui se dégage de ce lieu, que j’ai commencé à vraiment tomber amoureuse de cette île.

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Le seul bémol pour moi dans cette visite a été de voir qu’il est possible de naviguer comme on le souhaitait sur le site, y compris en marchant sur les vestiges (hérésie !). J’accorde beaucoup d’importance à la préservation et à la conservation du patrimoine historique, quel qu’il soit, c’était donc pour moi un crève-cœur de voir certains visiteurs passer, repasser, s’appuyer, etc. sur ces fragments d’histoire comme s’il s’agissait de simples blocs de pierre sans importance.

La plage d’Is Arutas

Intrigués par la description du Routard (« avec son sable qui semble tout droit sorti d’un sac éventré regorgeant de grains de riz blanc« ), nous avons décidé d’aller voir par nous-même ce que donnait cette plage en « grains de riz », et c’est sûrement un des meilleurs souvenirs de ce voyage.

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D’abord, sur cette plage on ne trouve donc pas du sable mais de tous petits cailloux, minuscules et polis par la mer, de toutes les couleurs, même si la plupart sont blancs. Ça ne colle pas à la peau, ça ne vole pas au moindre coup de vent pour vous atterrir dans les yeux, la bouche ou les oreilles, bref : c’est une révolution !

Le contraste entre le sol blanc et le bleu du ciel donne un côté incroyablement apaisant à cette plage, au même titre que les petits cailloux qui semblent épouser votre corps et le masser en même temps lorsque vous vous allongez dessus.

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La magie de cette plage continue sous l’eau grâce à un fond marin riche en roches (hmmm pas facile à répéter plusieurs fois d’affilé) et en faune sous-marine (poissons, oursins, etc.). Bon, il faut que je vous avoue que c’était la première fois de ma vie que je faisais du snorkeling, donc forcément pour moi, le souvenir de cette plongée à une saveur particulière (salée forcément, mais pas que !). Depuis, j’ai refait du snorkeling à différents endroits et cette plage reste parmi les trois plus beaux fonds sous-marins que j’ai vu.

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Vous l’aurez compris, cette plage reste pour moi un merveilleux souvenir de la Sardaigne, tellement bien que pour le deuxième voyage dans cette belle île, la plage d’Is Arutas est de nouveau au programme.

En route pour le sud de la Sardaigne

Nora, côté pierres

Passionnée d’archéologie et impressionnée par le site de Tharros visité la veille, j’ai orienté notre deuxième jour d’escapade en voiture vers le sud de la Sardaigne, près de la ville de Pula. Si vous connaissez un peu la Sardaigne (et si vous ne la connaissez pas, apprêtez-vous à apprendre quelque chose), vous savez que près de Pula se trouve le site archéologique le plus ancien de Sardaigne : Nora.

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Egalement bâti au bord de la mer, sur la péninsule Capo di Pula, la cité punique de Nora a été fondée par les phéniciens, puis elle a été contrôlée par les carthaginois et enfin par les romains. La visite guidée proposée est très intéressante car elle permet de comprendre l’histoire de cette cité historique, d’identifier les différentes influences et d’en savoir davantage sur les vestiges toujours présents.

Comme à Tharros, le site naturel sur lequel se trouvent les vestiges de Nora est magnifique, la mer est omniprésente, quelques arbres et autres végétaux offrent ici un peu d’ombre bien appréciée.

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Nora, côté mer

Juste à côté du site archéologique de Nora se trouve la Spiaggia Nora di Pula, une petite plage agréable bien que très fréquentée le jour de notre visite. Mais nous n’avons pas eu à nous frayer un chemin ni à nous battre pour nous installer parmi la masse de parasols déjà plantés car, en passant le matin pour aller visiter les vestiges de Nora, nous avions remarqué un petit banc de sable inoccupé.

Accessible depuis la route qui mène au site archéologique (moyennant deux-trois glissades si vous êtes en tongs), ce petit bout de plage a été le nôtre, rien qu’à nous, pour une après-midi de farniente et de snorkeling (et sentiment d’être les rois du monde sur notre petite plage privative !).

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12 réflexions au sujet de « Trois jours sur les routes de Sardaigne »

  1. Je en connais pas du tout la Sardaigne et comme toi j’aimes les vieilles pierres, celles qui témoignent d’une histoire passée. Belles vacances et profite bien 🙂

  2. famillefrancetrotteuse dit :

    Je suis agréablement surprise on entend souvent qu’en Sardaigne il n’y a rien d’autre à faire que de la baignade mais ton article prouve bien le contraire.
    On aimerait bien y aller l’année prochaine alors merci à toi je me donner encore un peu plus envie de mettre cette île au programme de l’été 2017 !!

    • Pour moi, il y a vraiment plein de choses à voir et à faire au-delà de se baigner … Et après les plages sont tellement magnifiques et différentes les unes des autres que c’est pas vraiment possible de s’en lasser je crois ! C’est vraiment une très belle ile, je te la recommande vivement !

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