Balade iodée dans le Port du Toul’Ru

La Côte d’Amour n’en finit pas de me charmer. Chaque séjour là-bas est pour moi l’occasion de découvrir un nouveau trésor, petit ou grand, de cette jolie presqu’île iodée. Récemment, c’est le petit Port du Toul’Ru, niché entre la Pointe du Touru et la Baie du Cabonnais, sur la commune de Mesquer, qui m’a séduite.

Le Toul’Ru à marée basse

Petit port de mouillage saisonnier, le Toul’Ru n’est pas visible depuis la route, il faut emprunter l’étroit Passage du Toul’Ru, coincé entre deux maisons, ou traverser une esplanade plantée de grands conifères, pour profiter de la jolie vue sur le port et le rejoindre.

Cet endroit je l’ai aperçu de loin, sans vraiment le voir, des dizaines de fois depuis la Pointe de Merquel ; ce lieu que j’aime tellement qu’il est aujourd’hui devenu un incontournable de chacun de nos séjours. Mais à cette distance, depuis cette pointe, impossible d’imaginer l’endroit croquignolet qui s’étend là, caché derrière la Pointe de Sorloc.

Mais en juillet dernier, j’ai finalement eu l’occasion de découvrir ce petit port et ses dizaines de barques colorées contre les murs, de marcher sur cette bande de sable arrondie, tournée vers la mer, parsemée de bouées aux couleurs criardes et de chaînes reliées aux bateaux qui n’attendent que de s’en libérer pour retrouver la grande bleue.

Lorsque l’on arrive au Toul’Ru par l’esplanade, une épaisse corde bleue, caractéristique des ports et de l’univers marin, nous mène jusqu’à la plage, jusqu’à la mer. Et sur cette petite plage, c’est une véritable explosion de couleurs qui s’offre à vous, même par temps couvert, comme ce matin-là.

Les barques contre les murs, les coques des bateaux au mouillage, les voiles des catamarans, … la couleur est partout, la passion pour la mer aussi, dans ce petit port paisible et familial.

En cette journée de juillet, dans cette petite anse protégée par une courte jetée, les bateaux flottaient paisiblement, ils dansaient doucement, en rythme avec le va-et-vient de la mer, les mâts des voiliers se prenant pour les métronomes de la mer. De l’autre côté de la jetée, d’autres bateaux attendaient leur propriétaire pour une balade, la proue déjà tournée vers l’horizon.

Depuis la jetée comme sur la plage, la vue est partout magnifique, apaisante. Ça et là, coquillages, anémones, chaînes rouillées ou couvertes d’algues, agrémentent le décor et viennent parfaire ce tableau marin. Et on en viendrait même à envier les chanceux qui vivent au dessus de ce petit paradis iodé …

A marée basse, les trésors de la mer se révèlent. J’observe toutes ces roches, colonisées par des centaines d’huîtres, elles-mêmes couvertes de dizaines de balanes (merci à mon expert en coquillages, il se reconnaîtra), ces petits crustacés minuscules collés aux coquilles, aussi appelé « petites berniques », « dents de chiens » ou encore « bernech » (en Bretagne, pour ce dernier) ; je contemple les anémones, luisantes, véritables miroirs du monde qui les entourent.

Comme toujours, je suis fascinée par cet univers infiniment petit, si riche en détails, en formes singulières, en reflets et en couleurs ; je pourrais passer des heures à l’observer, à contempler cet écosystème robuste et fragile à la fois.

Pour moi qui n’ai pas grandit près de la mer, cet environnement et ces paysages marins sont indéniablement et systématiquement liés aux vacances, même quand le séjour ne dure que le temps d’un week-end, au repos et à la sérénité.

Dans cet endroit, où l’iode chatouille mes narines, où le vent est plus agréable que partout ailleurs et où le bruit régulier de la mer murmure à mes oreilles, je me sens de suite apaisée, dépaysée. Et je n’ai pas échappé à cette merveilleuse sensation au Toul’Ru, face à ces beaux paysages.

Le Toul’Ru à marée haute

Et puis, quelques heures plus tard, on est revenus au Toul’Ru et la marée avait fait son œuvre : la mer était à nouveau haute, la plage moins étendue et le ciel plus dégagé.

La Bretagne, droit devant !

La mer avait pris une autre teinte, plus chaleureuse, plus douce, plus Glaz. Le vent s’était levé, animant la mer et accélérant légèrement le mouvement de balancier des mâts du Toul’Ru. L’occasion pour moi de découvrir un autre visage, tout aussi beau, du Toul’Ru.

Avec le soleil et la chaleur de cette journée de juillet, le Toul’Ru avait pris de nouvelles couleurs et il résonnait aussi de nouveaux bruits, celui des enfants qui jouaient sur la plage et dans l’eau et puis celui des bateaux qui partaient vers cet horizon tant espéré …

Épinglez-moi !

 

10 Replies to “Balade iodée dans le Port du Toul’Ru”

  1. Très jolie ambiance maritime, ça donne des envies de grand large !

    1. Merci beaucoup Alexandra ! C’est raccord avec mon état d’esprit du moment alors ^^
      C’est bientôt les paysages marins pour toi non ?

  2. Je sens presque l’iode d’ici ! 😉

    1. 😀 c’est apaisant hein ? 😉

  3. L’expert en coquillage habitué du port du Toul’ru a découvert des vues inédites de cet endroit superbe ! bravo pour le coup d’oeil !

    1. L’expert en coquillages s’est donc reconnu ! 😀 Encore merci pour ton aide et merci pour les gentils mots à propos de mes photos 🙂

  4. On ne s’en lasse pas. Les marées, l’iode, cette douce lumière…
    Superbe article Pauline et très très beaux clichés. Merci beaucoup.

    1. Merci beaucoup Sabrina, ton commentaire me fait très plaisir 🙂 Contente de t’avoir fait voyagé un peu au Toul’Ru 😉

  5. J’adore ce coin c’est vraiment typique de là bas et ils ont sut garder ce coté authentique qui manque cruellement lorsque l’on descend ensuite sur la Vendée.

    1. 🙂 c’est tellement beau cette côte, pourquoi aller en Vendée ? ^^ Non je plaisante, je suis sûre qu’il y a plein de belles choses là-bas aussi mais je connais moins

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