Trois jours sur les routes de Sicile : Syracuse, de pierres et d’eau

Cinquième jour de notre séjour en Sicile. On laisse la belle Taormina à son ciel encore tourmenté pour continuer notre progression vers le sud et notre prochaine étape, Syracuse. Les conditions météo ne s’annoncent pas beaucoup plus réjouissantes mais cette ville chargée d’Histoire, elle, est pleine de belles promesses.

Cap vers Syracuse

Sur la route entre Taormina et Syracuse, on espère voir enfin l’Etna. Malheureusement, les nuages s’accroche toujours à son sommet et ne laissent voir que ses flancs, on se rend quand même compte de sa taille, monumentale, de sa superficie, impressionnante. Un peu déçus, on se rassure en se disant qu’il nous reste encore une chance de le voir en entier le lendemain.

Notre route se poursuit, sous un ciel alternant entre le gris foncé et le gris clair. La météo annonce encore orages et pluie, on décide donc de commencer cette journée de découverte par la baignade, tant que les nuages parviennent à contenir leurs gouttes !

La Spiaggia du Ognina, beauté brute au sud de Syracuse

Ognina est une petite station balnéaire au sud de Syracuse, où de nombreuses maisons, et quelques épiceries, sont alignées et entassées non loin de la côte. Ici, contrairement à Aranella un peu plus au nord, pas de plage de sable blanc, mais un récif découpé, taillé par la mer, le vent et la pluie, au fil des siècles.

Malgré la proximité des maisons, le charme brut de ce bout de côte façonné par la nature agit immédiatement. En plus, la couleur de l’eau est magnifique et on aperçoit les poissons avant même de se jeter à l’eau, chose que l’on ne tarde pas à faire !

Sous l’eau le spectacle est magique, l’eau cristalline permet d’apercevoir la faune et la flore sous-marine sans problème, (je vois même un crabe, pour la première fois de ma vie de snorkeleuse !). Un peu plus loin dans la mer, la petite Isola Ognina, fragment de roche immergé semble veiller et protéger cette côte déchirée. A droite, on aperçoit le porto-canale et ses nombreuses embarcations prêtes à partir explorer des horizons nouveaux.

Au-dessus de nos têtes, le ciel est de plus en plus lourd et chargé ; l’air est plus frais, la baignade devient moins agréable alors on décide de rejoindre Syracuse, mais pas sans faire quelques photos de ce beau panorama avant !

Syracuse, à la croisée du moderne et de l’ancien

Dans les rues de Syracuse, quelques grandes flaques baignent les trottoirs et la route, souvenirs de la journée pluvieuse de la veille. Les nuages sont moins nombreux ici et le soleil commence à réchauffer doucement la ville.

Autour du Corso Umberto I, les rues forment un quadrillage parfait, elles sont relativement larges et ont de grands trottoirs, les bâtiments sont rectangulaires et assez similaires, on est bien loin des petites rues alambiquées de Taormina ou Cefalù et de l’image habituelle des villes italiennes.

Dès que l’on se rapproche de l’Isola di Ortigia, la partie la plus ancienne de la ville, et qu’on franchit un des ponts qui y mènent, on retrouve les petites rues entrelacées, les bâtiments tous singuliers, tous différents, dont certains qui font penser à des palais vénitiens. C’est comme si la mer qui sépare Ortigia de l’autre partie de la ville était une frontière entre le moderne et l’ancien.

C’est là, au début d’Ortigia que l’on décide de s’arrêter pour manger, dans une adresse au nom pas très italien, le Café Dock Restaurant, mais aux assiettes particulièrement généreuses et savoureuses !

Syracuse l’Antique

Une des raisons de notre étape à Syracuse était de visiter le Parco Archeologico Neapolis qui regroupe de nombreux vestiges greco-romains de la ville, dont le Teatro Greco, l’un des plus grands du monde grec et véritable emblème de la ville.

Le Parco Archeologico Neapolis

Pour le rejoindre, on prend un bus sur la Via Rodi qui nous dépose, quinze minutes plus tard et sous le soleil, près de l’entrée du site, sur un parking réservé aux bus où se trouve aussi une boutique de souvenir et une billetterie.

Le long de la Viale Paradisio, l’allée qui mène à l’entrée du parc, sur la droite, on découvre les vestiges d’une piscine romaine (Piscina Romano) aux pieds de la Chiesa San Nicolo ai Cordari.

L’Ara di Ierone II

Un peu plus loin sur la gauche, l’Ara di Ierone II, dont il ne reste que la base s’étend sur presque 200 mètres (198,60 mètres pour être exacte, et 22 mètres de large). Cet autel sacrificiel, construit au 3e siècle avant J-C, était dédié à Zeus.

Une partie de ses pierres ont été utilisé au 16e siècle par les espagnols pour construire les fortifications de la ville, ce qui explique, en plus de l’usure du temps, qu’il ne reste aujourd’hui que le soubassement.

La Latomia del Paradisio et l’Orecchio di Dionisio

Notre visite se poursuit agréablement au milieu des arbres et de la végétation, à la découverte des latomies, les carrières souterraines dont ont été extraits les blocs de calcaires de cette cité antique. Aujourd’hui, l’affaissement naturel des galeries et les tremblements de terre successifs ont détruites les carrières jusqu’à créer de véritables cratères, recouverts par une végétation luxuriante. Malgré l’appellation aux accents de paradis, ces cratères ont été utilisés par les grecs comme prisons au 5e siècle avant J-C.

Dans ce jardin arboré se trouve aussi une grotte artificielle, emblématique du site et sujet de nombreux peintres : l’Orecchio di Dionisio. Elle doit d’ailleurs son nom au peintre Caravaggio qui trouve à cette grotte en forme de S, longue de 65 mètres et haute de 23 mètres environ, une ressemblance avec une oreille. La référence à Dionisio, tyran du 4e siècle avant J-C, vient, elle, du fait que ce-dernier emprisonnait ses ennemis dans cette grotte et pouvait entendre leurs conversations et leurs secrets grâce à l’acoustique du lieu.

Et c’est vrai que l’acoustique du lieu est vraiment particulière. Dans cette cavité rocheuse imposante, tous les sons sont amplifiés, on a l’impression que le moindre chuchotement peut être entendu depuis l’autre bout de l’Orecchio !

A proximité de cette antre impressionnante et mystérieuse se trouve une autre grotte (qui elle ne se visite pas), la Grotta dei Cordari. Elle aurait servi d’atelier aux cordiers dont l’activité était facilitée par l’humidité ambiante.

Le Teatro Greco

A quelques mètres de là, le Teatro Greco, grandiose et spectaculaire, expose ses pierres blanches sur la colline Temenite depuis des milliers d’années, puisqu’il daterait du 5e siècle avant J-C, même si des doutes subsistent sur sa forme à cette époque. Le théâtre aurait été rénové au 3e siècle avant J-C pour devenir celui que l’on peut observer (admirer) aujourd’hui.

Creusé à même la roche, et donc épousant parfaitement la forme de la colline, la cavea de ce théâtre mesure 138 mètres de diamètre, ce qui en fait l’un des plus grands du mondes grecs (il pouvait accueillir 18 000 spectateurs !). Son implantation, choisie avec soin par ses bâtisseurs, permet d’avoir une vue magnifique sur la baie du port et sur l’Isola di Ortigia.

Difficile pour moi de ne pas être impressionnée par cet édifice colossal et majestueux qui a traversé les époques ! Difficile aussi de ne pas être agacée de voir les gens s’asseoir et manger leur sandwich tranquillement sur ce monument historique (et classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco !), comme s’ils étaient sur le banc d’un square quelconque !

En regardant mes photos, j’ai l’impression qu’elles ne rendent pas la grandiosité (ceci est un vrai mot) de ce lieu. Je me souviens par contre de mon émotion en le découvrant (oui les vieilles pierres ça me rend toute chose), ce théâtre blanc, ce lieu historique, dont j’avais vu tant de photos et lu tant de choses dans les guides et que je voyais enfin de mes propres yeux émerveillés.

En parcourant le site de ce théâtre, on découvre des inscriptions gravées dans la pierre ; les différents points de vue, tous magnifiques, sur ce théâtre splendide et sur la ville au loin ; la Grotta del Ninfeo, creusée elle aussi dans la roche ; le système hydraulique du théâtre et bien d’autres choses que vous aurez le plaisir de découvrir si vous y aller un jour.

Lors de notre visite, l’Anfiteatro Romano n’était malheureusement pas ouvert au public, la découverte du Teatro Greco a donc marqué la fin de notre belle balade au milieu de ces pierres millénaires chargées d’Histoire(s) et de ce moment hors du temps.

La ville moderne et ses églises singulières

Décidés à profiter de l’absence de pluie, on choisit de retourner vers l’Isola di Ortigia, en marchant. L’occasion pour nous de découvrir la ville moderne et ses églises un peu étranges, à commencer par la Basilica Santuario Madonna delle Lacrime, sorte de soucoupe volante toute en hauteur que l’on aperçoit depuis le Teatro Greco et différents points de la ville.

La Basilica Santuario Madonna delle Lacrime

Cette basilique-sanctuaire pour le moins moderne et étonnante abrite une histoire toute aussi singulière. En 1953, une image de Marie aurait versé des larmes (qui après expertise scientifique se seraient révélées de « type humain »). C’est ce phénomène, déclaré inexplicable, qui a entraîné la construction de ce sanctuaire (d’où son nom, en français Notre Dame des Larmes), en 1966. Aujourd’hui, l’image est exposée dans la basilique et la crypte sur laquelle elle se trouve accueille un tissu qui aurait été imbibé par ces larmes.

De l’extérieur, cette basilique ressemble donc à un engin spatial et sa configuration intérieure renforce cette confusion avec une nef impressionnante de 100 mètres de hauteur, clairsemée d’ouvertures vers l’extérieur, à mi-chemin entre une rampe de lancement de fusée et une œuvre d’art contemporain. Surprenante, non ?

  

La Chiesa di San Tommaso al Pantheon

Un peu plus loin, on découvre la Chiesa di San Tommaso al Pantheon et sa forme tout aussi peu traditionnelle pour une église.

Dessiné par Gaetano Rapisardi, cet édifice construit en 1919 est aussi considéré comme le mémorial des victimes de la Première Guerre Mondiale puisqu’elle accueille des soldats de Syracuse morts pendant cette guerre y reposent.

De forme parfaitement circulaire, alternant piliers et fenêtres dans un style moderne, cette église trône sur la Piazza Pantheon et ressemble, pour moi, plus à un phare (ou au Château d’Eau de Toulouse) qu’à une église …

Visite d’Ortigia et début de l’apocalypse

L’Isola di Ortigia, cœur historique de Syracuse

De retour dans la partie ancienne de la ville, on découvre d’autres vestiges, ceux du Tempio di Apollo, construit au 6e siècle avant J-C ce qui fait de lui le plus ancien temple dorique de Sicile. Ses ruines se dressent en plein cœur de la ville, dans un site en contrebas par rapport à la route ce qui permet d’avoir une belle vue d’ensemble.

Notre visite se poursuit ensuite dans les petites rues dans le cœur historique de Syracuse. On retrouve là tout le charme des villes italiennes : rues étroites, bâtiments colorés, balcons accrochés à toutes les façades, … C’est beau, on en oublierait presque le ciel qui se couvre à nouveau.

Notre déambulation nous conduit sur la Piazza Archimede, bordée de beaux palazzi, où trône la Fontana di Diana et ses sculptures majestueuses. Les chevaux, nymphes et monstres marins de cette fontaine semblent prêts à sortir de leur bassin à chaque instant.

Les petites rues s’enchaînent et ne se ressemblent pas, les palazzi et les boutiques se succèdent et on arrive finalement sur la Piazza Duomo, qui occupe l’emplacement de l’acropole grecque. Bordée elle aussi de palais et de deux églises, le Duomo di Siracusa et la Chiesa di Santa Lucia alla badia, cette place est vraiment magnifique et riche de centaines (voire de milliers) de détails sculptés à observer. Un mariage ayant lieu au Duomo, nous n’avons pas la possibilité de visiter l’intérieur, on observe donc les bâtiments alentours en attendant de pouvoir le faire.

 

Mais c’était sans compter sur le retour de la pluie … Rapidement ce ne sont plus seulement quelques gouttent qui tombent mais une véritable averse, on entend l’orage qui commence à gronder au loin alors on s’abrite alors sur le parvis de la Chiesa di Santa Lucia alla badia, en espérant que cela s’arrête vite. La Piazza Duomo est maintenant déserte.

Déluge sur Syracuse

La pluie se calme, on reprend notre balade en direction de la Lungomare d’Ortigia où on espérait pouvoir se baigner (optimisme quand tu nous tiens). Arrivés tout près de cette petite plage de ville, on doit se rendre à l’évidence, la pluie ne s’arrête pas, elle redouble, l’orage se rapproche, on ne se baignera pas et il est temps de mettre nos chers k-ways !

Je me souviens de ce moment comme si c’était hier, on est dans la Via Roma, à moitié abrités dans une entrée en train d’enfiler nos k-ways, à quelques mètres de la mer, sous un entrelacement de fils électriques dont seuls les italiens ont le secret. Un énorme éclair déchire le ciel et un bruit encore plus énorme retenti dans nos oreilles et ricoche sur les murs de cette petite rue de Syracuse ; l’orage est là, tout près de nous et de ces fils électriques qui pendouillent …

Je ne suis pas du tout rassurée, et malgré toute ma curiosité, je n’ai plus tellement envie de découvrir Syracuse (je minimise juste un chouia, j’étais pétrifiée). On se réfugie, humides et dégoulinants, au Domus Café en attendant la fin de l’orage. Quand on en ressort, la nuit est déjà là, les lumières de Syracuse se reflètent dans la mer et contrastent avec ce ciel terriblement sombre, encore lézardé par quelques éclairs au loin. Sur le Lungomare d’Ortigia, sous une pluie fine, on essaie de capturer tout ça, les lumières et les éclairs, avec plus ou moins de réussite et puis on s’enfonce à nouveau dans les rues de la ville, à la recherche d’un restaurant.

Mais la pluie n’en a visiblement pas terminé avec Syracuse et c’est un véritable déluge qui s’abat alors sur la ville. On trouve refuge sous un porche et on attend, de longues minutes, que la pluie s’arrête. Dans la rue devant, dix bons centimètres d’eau coulent à flots.

Quand la pluie s’arrête, Syracuse a des airs de Venise, le Duomo est inondé. On marche dans dix centimètres d’haut en le traversant pour rejoindre notre B&B et mettre des vêtements secs. Les voitures circulent, malgré la hauteur d’eau dans certaines rues, arrosant tout sur leur passage.

Cette fin de journée, pour le moins humide et loin de ce qu’on imaginait vivre en Sicile, se termine au Scialai Restaurant, un lieu agréable qui sert de copieuses assiettes garnies de produits locaux. Malgré le déluge que l’on vient de vivre, on est contents de cette étape à Syracuse puisqu’on a pu se baigner (de manière volontaire je parle) et visiter le Parc Neapolis, nos deux « objectifs » de la journée, et on a, en prime, vu un des plus énormes orages de notre vie (toujours voir le côté positif des choses !) !

Le lendemain, en discutant avec notre hôte, on apprend que Syracuse vivait jusque là un de ces été les plus secs depuis de nombreuses années. En regardant les informations, on apprend qu’un glissement de terrain a eu lieu à Taormina et que la météo annoncée à Agrigente où l’on se rend après n’est pas (mais alors vraiment pas) mieux que celle de la veille …

(A lire avec une voix dramatique)

Vivra-t-on un autre déluge ? Pourra-t-on se baigner sur la côte sud ? Verra-t-on enfin l’Etna ? Et les temples d’Agrigente ? Toutes les réponses à ces questions qui vous tourmentent déjà terriblement, dans le prochain article !

(Vous pouvez lire la suite sans voix dramatique)

Quelques informations pratiques à propos de Syracuse :

  • Le trajet depuis Taormina en voiture fait … kilomètres. Depuis Palerme, cela représente /// kilomètres. Des liaisons en train ? Bus existent depuis Palerme.
  • Le B&B Nike est un lieu très agréable situé sur la Via Malta. Les chambres propres et spacieuses, le petit déjeuner est copieux et Angelo, l’hôte, parle français.
  • L’entrée du Parco Archeologico della Neapolis coûte 10 euros.
  • Pour manger un bon risotto : le Dock Café Restaurant sur la Via dei Mille.
  • Pour boire un cappuccino ou un aperitivo : le DOMUS Sicilian Bistrot sur la Via Giuseppe Maria Capodieci.
  • Pour manger de bons produits locaux : le Scialai Restaurant sur la Via Cavour.

Épinglez-moi !

12 Replies to “Trois jours sur les routes de Sicile : Syracuse, de pierres et d’eau”

  1. Très étonnante la basilique Notre Dame des larmes! Surprenant ce monument. Vous avez fini par le voir bien dégagé l’Etna?

    1. Oui elle est vraiment bizarre et puis le contraste avec la vieille ville, le site archéologique, renforce cette sensation d’étrangeté quand tu la vois !
      Et pour l’Etna … il faudra lire la suite pour savoir ! ^^

  2. mais que de grandiosité malgré ce déluge !! 🙂
    on sent beaucoup de frustration dans ce billet … se baignera, se baignera pas … on sent que ça t’a agacé ^^

    1. Tellement de grandiosité oui … le déluge était tout dans la grandiosité aussi remarque ! ^^
      Boh pourtant non, je garde vraiment un bon souvenir de cette journée et du voyage en général, malgré toute la pluie qu’on a vu. Ca a modifié nos plans sans arrêt mais on a pu faire et voir ce qu’on voulait malgré tout !

  3. Nous n’avons pas été de ce côté de la Sicile, mais comme j’ai hâte d’y retourner, on tentera sans doute ces villes!

    1. Haha ! Plus je me plonge dans mes souvenirs de ce premier voyage plus j’ai envie d’y retourner ! Et puis, j’avoue que j’aimerais bien voir la Sicile sans la pluie quand même … Si tu as besoin de plus d’infos sur les villes, n’hésites pas à m’écrire ! Bonne journée 🙂

  4. L’eau ça mouille mais ça donne aussi de belles photos de Syracuse la nuit

    1. Parles-en aux grenouilles ! (désolée mais quand je lis « l’eau ça mouille », je pense aux grenouilles, tout le temps !)

  5. Moi aussi j’adore toutes ces vieilles pierres. Syracuse, en Sicile est vraiment une destination qui me tenterait ! Passe un bon weekend. Bises.

    1. Le prochain article à propos de la Sicile devrait te plaire alors ! 😉
      Si tu y vas et que tu veux plus d’infos, n’hésites pas à me demander, je répondrais à tes questions avec plaisir 🙂
      Belle semaine à toi !

  6. Ah oui, un instant vous vous êtes retrouver à Venise. Mais que c’est beau. Et merci pour ce véritable reportage.
    Certains de tes clichés me font penser à Cordoue.

    1. Haha oui ! C’était l’acqua alta en Sicile ! ^^
      Je ne connais pas Cordoue mais du coup tu me donnes envie d’y aller !
      Merci pour tes gentils mots Sabrina :*

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