Hondarribia, petit bijou du pays basque espagnol

Je n’arrive plus à me souvenir de la raison qui nous a poussé à faire étape à Hondarribia : un conseil, une article, une photo ? Pourquoi cette ville plutôt qu’une autre parmi toutes celles qui nous tendaient leurs pans de bois et nous faisaient miroiter la belle ambiance émanant de leurs bars à pintxos ?

Très franchement, je n’en sais rien, mais, une chose est sûre, je suis très contente que nous ayons fait ce choix ! Et, aujourd’hui, lorsque je parle du Pays Basque ou que je donne des conseils pour un itinéraire sur place, j’évoque toujours Hondarribia, avec passion, parce que cette ville m’a totalement charmée.

Hondarribia au fil de la Bidassoa

Petite parenthèse géo :

Hondarribia (Fontarrabie en français, Fuenterrabía en espagnol) est située sur la rive gauche de l’estuaire de la Bidassoa, fleuve qui prend sa source dans les Monts de Navarre. Nichée dans le Golfe de Gascogne, Hondarribia fait face à la Rhune et à la ville française d’Hendaye, seule la Bidassoa les sépare, servant en même temps de frontière naturelle entre l’Espagne et la France.

Hondarribia était la dernière étape espagnole de notre week-end au Pays Basque, après San Sebastian, Pasaia et Errenteria. Lorsque nous y sommes arrivés, c’est ce panorama, aquatique et montagneux à la fois, que nous avons découvert …

Le charme a tout de suite opéré sur moi qui suis amoureuse des paysages montagneux et fascinée par l’eau qui scintille et danse au grès des vents et des courants. En un seul regard, je pouvais observer l’horizon se découper sur une chaîne de montagnes, imposante et millénaire, et cette vaste étendue d’eau qui glisse doucement vers la mer : le bonheur !

Nous avons profité un petit moment de cette longue et agréable promenade aménagée, nos têtes faisant le va-et-vient entre les façades et l’eau, l’Espagne et la France, le bâti et la nature …

Un peu plus loin sur l’esplanade, on a croisé des bateaux, plus ou moins grands, posés non loin de la Bidassoa en attendant leur prochaine aventure fluviale ou marine. Un rassemblement de coques bleues (et quelques autres couleurs), plus ou moins usées par les rochers et le temps, sûrement les barques qui permettent de rejoindre les bateaux qui mouillent dans le fleuve avant de rejoindre la mer ; des coques bleues, comme des traits d’union entre la terre et la mer.

Un peu plus tard au cours de notre balade, on a trouvé un bel endroit pour profiter encore, mais en prenant un peu de hauteur cette fois, de ce panorama fleuve et montagne qu’offre Hondarribia. En empruntant l’escalator de la Madalen Karrika Kalea, qui fait le lien entre le port et la vieille ville, on est tombé par hasard sur un petit espace vert d’où l’on peut observer ce joli tableau. Charmant non ?

Hondarribia, pour voir la vi(ll)e en couleurs

Après avoir profité du panorama fluvial et montagneux, on a ensuite décidé de s’enfoncer dans les rues de la ville pour découvrir son côté terre et, là aussi, le charme a très vite opéré. Hondarribia est une ville pleine de caractère où chaque maison est unique et d’une couleur différente de sa voisine.

En se promenant dans ses rues, on offre à ses yeux une explosion de couleur et de beautés en tous genres. Il y a du « typique » de l’original, du récent et du plus ancien, et, toujours, de la couleur et du charme.

L’endroit où l’explosion de couleurs est la plus impressionnante c’est sur la San Pedro Kalea, cette longue rue bordée de bar à pintxos et de boutiques nichés dans des bâtiments tous plus jolis les uns que les autres. Ici, les pans de bois, les pots de fleurs et les balcons font partie intégrante du décor, il n’y a pas une seule maison où ces éléments manquent à l’appel.

A chaque pas dans cette rue, on en prend plein les yeux à tel point qu’on ne sait plus de quel côté regarder pour ne rien manquer ! Il faut prendre le temps, fouiller du regard, s’arrêter, observer, admirer, pour voir toutes les petites décorations qui embellissent ces maisons basques et tous ces détails, aussi, qui rappellent la proximité de la mer (gouvernails, ancres, etc.) et l’importance qu’elle semble avoir pour les habitants d’Hondarribia.

Le vert et le rouge si chers au Pays Basque sont partout présents dans la rue, parfois même ils se partagent un toit (voir photo ci-dessous) ou un pot de fleurs …

Et comme ailleurs au Pays Basque (à San Sebastián notamment), ça pépie gaiement sur les balcons, les cages à oiseaux sont partout sur les balcons d’un bout à l’autre de la rue, relativement calme par ailleurs en cette saison.

On a ensuite poursuivi notre balade dans une rue encore plus calme : la Santiago Kalea. Dans cette rue resserrée, bordée de jolies maisons basques plus ou moins modernes, on a découvert encore de belles bâtisses aux balcons rouges, verts, bleus, marrons, …

Dans cette rue comme dans ses voisines, la couleur est partout, omniprésente, et contraste à merveille avec le blanc des façades pour donner charme et caractère aux rues de la ville.

Hondarribia et son cœur de ville médiéval

Surplombant cette partie colorée de la ville et la Bidassoa, le centre historique de la ville vaut lui aussi le détour et a d’ailleurs a été déclaré Conjunto Monumental (monument historique). C’est là, entre les murailles et les remparts dont il reste encore d’importants vestiges, que l’on peut s’immerger dans l’histoire de la ville.

Même si aujourd’hui quelques touches de modernité sont apparues sur les murs ou les toits des maisons, l’architecture et la disposition de ce cœur de ville sont les témoins du passé médiéval de la ville et nous ont offert un véritable voyage dans le temps.

Arrivés sur l’Arma Plaza, on a découvert l’imposant Château de Charles V (alias Charles Quint), construit au 10e siècle. Il abrite aujourd’hui un hôtel et ne se « visite » donc qu’à condition d’avoir réservé une chambre, malheureusement.

Depuis cette jolie place, on a aussi vu une partie de l’impressionnante Iglesia de Nuestra Señora del Manzano qui trône à côté du Château. Construite entre le 15e et le 18e siècle cette église, mêlant les styles gothique, renaissance et baroque, mesure 44 mètres de longueur et 28 mètres de large.

La Place d’Armes

Dans cette partie médiévale de la ville, on a découvert des rues pavées, bordées de jolis bâtiments, parfois en briques, parfois à colombages, aux couleurs plus sombres que dans la partie moderne de Hondarribia.

Le long de la Nagusi Kalea, les façades, les portes et les encadrements de fenêtres sont ornés de dizaines de détails ; on a donc pris le temps d’observer toutes ces empreintes du passé médiéval, tous ces décors qui témoignent de la richesse historique de la ville.

A gauche le Palacio Zuloaga

Au bout de cette rue, on a découvert le rempart qui encercle la vieille ville et la Puerta de Santa Maria qui ouvre sur un joli paysage vert et montagneux. Tout au bout de la Murrua Kalea, on a emprunté des escaliers près du Baluarte de la reina pour profiter de la magnifique vue sur le rempart et les montagnes.

En marchant au hasard, toujours en observant les détails d’architecture, on est finalement arrivés sur la Gipuzkoa Plaza, une petite place magnifique, encerclée par des bâtiments tous plus beaux les uns que les autres. Le jour de notre passage, un concert avait lieu dans cet écrin singulier et donnait au lieu un visage de village paisible où la convivialité règne.

Au milieu de cette place, entourés par ces bâtiments anciens, j’imaginais à quoi pouvait ressembler la vie ici au Moyen-Âge. Que raconteraient ces pavés et ces murs s’ils pouvaient parler ? Sûrement des histoires de marchés de plein vent, de fêtes votives, de bals mais aussi certainement des histoires plus noires et plus tragiques puisque la ville a subi de nombreux assauts au cours de son histoire.

On a repris notre balade en empruntant la Santiago Konpostela Kalea. La tête pleine de belles images, dont certaines mêlées à des histoires d’un autre temps, on est retourné sur San Pedro Kalea pour profiter de ses bars à pintxos et de la convivialité de cette rue.

Petite à petit, la vie moderne a repris le dessus et on a profité à nouveau des couleurs d’Hondarribia en dégustant les saveurs du pays basque espagnol, au cœur de cette rue animée, vivante, vibrante, une dernière fois avant de retrouver la France, et découvrir Saint-Jean-de-Luz, le lendemain.

Bar Sardara

Et vous, est-ce que vous aimez aussi les vieilles pierres, les villes médiévales et les lieux historiques ? Est-ce que votre imagination vous murmure, comme à moi, des histoires merveilleuses quand vos talons claquent sur des pavés d’un autre temps ?

Épinglez-moi !

 

6 Replies to “Hondarribia, petit bijou du pays basque espagnol”

  1. chachaaventuriere dit : Répondre

    J’aimerai beaucoup visiter un jour le Pays Basque mais ce n’est jamais le bon moment. En été, c’est bourré de monde, et on m’a déconseillé le printemps parce qu’il pleut. Je pense qu’en arrière saison cela doit être le pied, encore une dizaine d’année attendre que je sois en retraite et je pourrai enfin visiter cette partie du monde

    1. Haha ! Je te souhaite de le visiter avant quand même ! Nous on y était en mai et on a pas vu la pluie mais bon c’est tellement aléatoire …

  2. Tes photos sont très jolies. Je ne connaissais pas du tout cette ville, au Pays-Basque espagnol je n’ai visité que San Sebastian que j’ai adoré. Ca a vraiment l’air très beau, il faut dire que cette région est incroyable ! 🙂

    1. Merci beaucoup !
      Tu as bien raison, c’est une très belle région et je pense qu’il faut y aller de nombreuses fois pour réussir à voir tous ses trésors !

  3. J’aime beaucoup cette ville aussi ! Nous y sommes allés deux fois. La première fois, comme je te l’avais déjà dit, il y avait une fête médiévale très sympa !

    1. Ça devait être vraiment sympa cette fête médiévale, dans un écrin pareil ! Tu te souviens vers quelle période de l’année c’était ?

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